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Claquage du mollet : pourquoi les coureurs font souvent les mauvaises choses

6 min · 2026-03-31

Qu'est-ce qu'un claquage du mollet ?

Le mollet est composé de deux muscles principaux - le gastrocnémien (le grand, celui qu'on voit) et le soléaire (plus profond, moins visible, mais tout aussi important pour les coureurs). Un claquage signifie que des fibres musculaires ont été sursollicitées ou déchirées.

Ça ressemble souvent à un coup de poignard soudain en pleine course, parfois décrit comme un coup de pied reçu par derrière. D'autres fois, ça se développe progressivement sous forme d'une tension profonde qui s'aggrave au fil de la course.

Le gastrocnémien médial - la partie interne du muscle le plus grand - est le plus souvent touché.

Pourquoi ça arrive ?

  • Séances de vitesse et côtes - les deux exigent une poussée explosive qui charge fortement le mollet
  • Fatigue - la plupart des claquages surviennent dans la deuxième moitié d'une course ou d'une compétition
  • Échauffement insuffisant - un tissu froid est moins souple
  • Retour après une pause - le muscle se déconditionne plus vite que la plupart des coureurs ne le pensent
  • Antécédent de claquage - le tissu cicatriciel modifie les propriétés mécaniques du muscle

Les grades

  • Grade 1 - léger, quelques fibres touchées. La marche est possible. Récupération : 1–2 semaines.
  • Grade 2 - modéré, déchirure partielle. La marche est douloureuse. Récupération : 3–6 semaines.
  • Grade 3 - rupture complète. Faiblesse significative. Récupération : 3–6 mois.

Que faire en premier ?

Arrêtez de courir immédiatement. Continuer sur un mollet claqué transforme un grade 1 en grade 2.

Dans les 48 premières heures : glace (15–20 min toutes les quelques heures), compression légère, élévation, et marche légère selon la tolérance. Évitez la chaleur, le massage et l'alcool en phase aiguë - tout cela augmente le saignement dans le tissu.

Les exercices

1. Mobilité douce (jours 1–3)

Pompes du pied en position assise - fléchissez et étendez la cheville lentement. Maintient la circulation et évite la raideur sans charger le muscle.

2. Élévation du mollet sur deux pieds (quand la marche est indolore)

Tempo lent, amplitude complète. 3 séries de 15. Progressez en ajoutant une légère pause en haut.

3. Élévation du mollet sur un pied

L'exercice repère. Vous devez égaler le côté sain - même hauteur, même contrôle - avant de reprendre la course. 3 séries de 12.

4. Descente excentrique

Montez sur deux pieds, descendez sur le pied blessé en 3 secondes. C'est là que la force revient le plus. 3 séries de 15.

5. Élévations jambe tendue vs genou fléchi

Jambe tendue = gastrocnémien, genou fléchi = soléaire. Les deux sont nécessaires. Ne négligez pas le soléaire - c'est lui qui lâche chez les coureurs de fond.

Retour à la course

Commencez quand vous pouvez :

  • Marcher 30 minutes sans symptômes
  • Réaliser 20 élévations du mollet sur un pied sans douleur
  • Trottiner sur place sans douleur

Débutez sur terrain plat et allure facile. N'ajoutez côtes et vitesse qu'après 2–3 semaines de course sans symptômes.

L'erreur que tout le monde fait

Reprendre au premier signe d'absence de douleur. Le muscle semble bien aller, vous partez courir, et il se claque à nouveau - souvent plus gravement. Le tissu est suffisamment cicatrisé pour ne pas faire mal au repos, mais pas assez fort pour supporter la charge de la course. Le test de l'élévation du mollet sur un pied est votre repère honnête - pas la façon dont vous vous sentez en marchant.

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