mollet
6 min · 2026-03-31
Le mollet est composé de deux muscles principaux - le gastrocnémien (le grand, celui qu'on voit) et le soléaire (plus profond, moins visible, mais tout aussi important pour les coureurs). Un claquage signifie que des fibres musculaires ont été sursollicitées ou déchirées.
Ça ressemble souvent à un coup de poignard soudain en pleine course, parfois décrit comme un coup de pied reçu par derrière. D'autres fois, ça se développe progressivement sous forme d'une tension profonde qui s'aggrave au fil de la course.
Le gastrocnémien médial - la partie interne du muscle le plus grand - est le plus souvent touché.
Arrêtez de courir immédiatement. Continuer sur un mollet claqué transforme un grade 1 en grade 2.
Dans les 48 premières heures : glace (15–20 min toutes les quelques heures), compression légère, élévation, et marche légère selon la tolérance. Évitez la chaleur, le massage et l'alcool en phase aiguë - tout cela augmente le saignement dans le tissu.
1. Mobilité douce (jours 1–3)
Pompes du pied en position assise - fléchissez et étendez la cheville lentement. Maintient la circulation et évite la raideur sans charger le muscle.
2. Élévation du mollet sur deux pieds (quand la marche est indolore)
Tempo lent, amplitude complète. 3 séries de 15. Progressez en ajoutant une légère pause en haut.
3. Élévation du mollet sur un pied
L'exercice repère. Vous devez égaler le côté sain - même hauteur, même contrôle - avant de reprendre la course. 3 séries de 12.
4. Descente excentrique
Montez sur deux pieds, descendez sur le pied blessé en 3 secondes. C'est là que la force revient le plus. 3 séries de 15.
5. Élévations jambe tendue vs genou fléchi
Jambe tendue = gastrocnémien, genou fléchi = soléaire. Les deux sont nécessaires. Ne négligez pas le soléaire - c'est lui qui lâche chez les coureurs de fond.
Commencez quand vous pouvez :
Débutez sur terrain plat et allure facile. N'ajoutez côtes et vitesse qu'après 2–3 semaines de course sans symptômes.
Reprendre au premier signe d'absence de douleur. Le muscle semble bien aller, vous partez courir, et il se claque à nouveau - souvent plus gravement. Le tissu est suffisamment cicatrisé pour ne pas faire mal au repos, mais pas assez fort pour supporter la charge de la course. Le test de l'élévation du mollet sur un pied est votre repère honnête - pas la façon dont vous vous sentez en marchant.
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